
Alain Souchon était facétieux dans les années 70. Aujourd’hui il l’est toujours, mais visiblement les poules sont devenues susceptibles.
Dans les poulaillers d’acajou,
Les belles basses-cours à bijoux
On entend la conversation
D’la volaille qui fait l’opinion
Ils disent
On peut pas être gentils tout le temps
On peut pas aimer tous les gens
Y a une sélection c’est normal
On lit pas tous le même journal
Mais comprenez-moi c’est une migraine
Tous ces campeurs sous mes persiennes
Mais comprenez-moi c’est dur à voir
Quels sont ces gens sur mon plongeoir
Dans les poulaillers d’acajou,
Les belles basses-cours à bijoux
On entend la conversation
D’la volaille qui fait l’opinion
Ils disent
On peut pas aimer tout Paris
N’est-ce pas y’a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées que nos p’tits poulbots
Mais comprenez-moi la djellaba
C’est pas ce qui faut sous nos climats
Mais comprenez-moi à Rochechouart
Y’a des taxis qui ont peur du noir
Dans les poulaillers d’acajou,
Les belles basses-cours à bijoux
On entend la conversation
D’la volaille qui fait l’opinion
Ils disent
Que font ces jeunes assis par terre
Habillés comme des traîne-misère
On dirait qu’ils n’aiment pas le travail
Ça nous prépare une belle pagaille
Mais comprenez-moi c’est inquiétant
Nous vivons des temps décadents
Mais comprenez-moi le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père
Mais comprenez-moi …
2 Commentaires
Cette chanson met de bonne humeur.
Souchon, 81 ans, reste toujours pertinent, quoiqu’en pensent les réacs de tout poil et donc de toute plume.
Oui, surtout qu’il ne dit rien de plus qu’avant !